10août 2012
 

Beaucoup de débats inutiles quand on connaît l’historique des plus grosses injustices, l’arbitrage vidéo est une évidence.
La vidéo, espérons-le va permettre d’éviter les injustices commises qui arrivent très souvent au football. L’une des plus importantes, rappelons-le a été commise lors de la rencontre entre l’Argentine et l’Angleterre en quarts de finale de la coupe du monde 1986 par Diego Armando Maradona lorsqu’il marqua volontairement avec sa main (en découle l’expression « la main de Dieu ») et donna la victoire à l’Argentine. Plus récemment, il y a eu la célèbre main de Thierry Henry qui a qualifié la France pour le Mondial 2010.

Pourquoi débattre de l’utilité de la vidéo quand les injustices peuvent changer le résultat final ? Où est le sport dans tout ça ? Voici nos idées :

La vidéo systématiquement pour

  • Valider les buts comme au football (les fameux ballons qui ont passé la ligne mais qui sont ressortis in extremis par les défenseurs ou le gardien).
  • Sanctionner les mauvais gestes des joueurs à bannir définitivement du sport. Si l’arbitre n’a rien vu, il faut que des visionneurs puissent intervenir : il faut des arbitres pour visionner.
  • Les sports de combats : boxe, lutte etc. simplement pour décompter les attaques/touches (trop rapide pour être correctement prises en compte) et pour valider des actions effectuées à la dernière seconde.

Mais il faut en limiter l’usage pour les réclamations, la vidéo à la demande.

La vidéo à la demande
Il faut définir un quota par équipe (cas du sport collectif) ou par sportif (cas du sport individuel).
Par exemple chaque équipe pourra demander à l’arbitre de visionner la vidéo pour invalider une décision. Un quota par équipe et par match serait à définir spécifiquement pour chaque sport.
Les avantages par rapport à un visionnage systématique voire excessif :

  • On ajoute de l’honnêteté car l’équipe ne va recourir à la vidéo que lorsqu’elle est sûre qu’une décision a mal été prise. Exemple pour le football : dans la surface de réparation pour dénoncer des mains (en attaque) ou des faux plongeons (en défense).
  • Avec le quota, on ajoute de la stratégie au jeu. Les équipes doivent faire attention aux réclamations qu’elles font pour ne pas se retrouver dans une situation problématique en fin de match sans pouvoir faire une réclamation qui seraient pourtant justifiée. De plus, les équipes qui voudraient essayer de casser le rythme de jeu de l’équipe adverse par des réclamations excessives seraient ainsi limitées.

Conclusion
La vidéo ne résoudra malheureusement pas tout quand on a connaissance des arbitrages vidéo plus que litigieux comme pour le match des quarts de finale de boxe entre le Français Alexis Vastine et l’Ukrainien Taras Shelestyu aux Jeux Olympiques de Londres 2012. La scoring-machine a donné vainqueur l’Ukrainien. Le staff français a porté réclamation, ce qui a permis aux juges d’avoir recours à la vidéo. Malgré les images, à notre avis, éloquentes, ils ont quand même décidé de donner raison à la scoring-machine qui tient plus du pifomètre qu’autre chose…